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PORTRAIT » Lexique de CracovieHejnal, Lajkonik, Szopki, Wianki, Juwenalia, Tapisseries du Château de Wawel, Tertres (Tumuli), croquignoles, le Dragon de Wawel, gargouilles, Chakra „Hejnal” Toutes les heures, depuis la plus haute tour de la Basilique Notre-Dame, le Hejnal est joué à la trompette dans les quatre directions du monde, l'une après l'autre. Le hejnal est maintenant le symbole musical de la ville. Selon la légende, la mélodie date de la première partie du XIIIème siècle quand la sentinelle aperçut les Tatars qui s’approchaient et joua la mélodie en signal d’alerte. Pourtant il ne finit pas sa chanson, car il fut tué par une flèche tatare en pleine gorge, mais il réussit à sauver la ville de la destruction. Pour cette raison, la mélodie est jouée jusqu’au moment où elle est soudainement interrompue.
«Lajkonik» Chaque année, huit jours après la fête de Corps du Christ, une parade pittoresque défile dans les rues de Cracovie, conduite par Lajkonik. Un personnage de conte en vêtements tatars traditionnels, joliment brodés, accroupi sur un petit cheval de bois, danse, saute et parade à travers les rues de Cracovie pendant six heures. Tout au long de son passage, il saute dans les cafés et bars, collectant des offrandes et frappant les gens avec son bâton en signe de bonne chance. Il termine sur la place du Grand Marché où il est symboliquement salué par le maire de la ville et par plusieurs badauds et touristes. Cet événement est aussi basé sur une légende tatare, selon laquelle le chef des pêcheurs locaux parcourait triomphalement la ville à cheval portant les vêtements du Chan tatar qu’il venait de vaincre. On peut acheter des figurines miniatures du Lajkonik tous les jours au Grand Marché.
«Szopki» Les Szopki de Cracovie sont des crèches (dont les dimensions vont d'une boîte d’allumettes jusqu’à deux mètres de haut) joliment construites par les artisans, basées sur la scène de la Nativité et sur l’architecture de Cracovie. En décembre, chaque année, il y a un concours pour désigner la szopka la plus belle, auquel prennent part professionnels et amateurs de cet art unique. Aux détails minutieux, en bois, carton et papier, elles sont extrêmement décoratives et pittoresques, et ont souvent des éléments qui bougent et qui brillent. Elles sont le plus souvent inspirées par la façade de la Basilique Notre-Dame, la Porte Saint-Florian, la Barbacane et Wawel. Les figures représentées sont les personnages les plus importants dans l’histoire de la Pologne. La plus populaire actuellement est bien sûr celle du Pape Jean-Paul II. Les Szopki sont ramassées au pied de la statue d’Adam Mickiewicz sur la place du Grand Marché et évaluées le premier samedi de décembre. Elles sont ensuite exposées en permanence au 35 Place du Grand Marché (Rynek Glówny).
«Wianki» (fête des couronnes flottantes sur la Vistule) Ce festival a lieu pendant la nuit la plus courte de l’année (23/24 juin). Des jeunes filles font des couronnes des fleurs avec des torches allumées au milieu et les lancent sur la Vistule. Leur avenir est alors lu dans la flamme. Le festival date des temps païens est maintenant une occasion d’organiser des festivals folkloriques avec concerts et feux d’artifices.
Juwenalia (festival des étudiants) Chaque année, en mai, a lieu l’un des plus grands festivals, pendant lequel la clef de Cracovie est symboliquement confiée aux étudiants pour trois jours. Pendant ces trois jours, une atmosphère anarchique règne dans les rues. Des artistes étranges et des jeunes gens rebelles apparaissent dans les rues, sur des scènes mobiles et présentent des improvisations théâtrales. Plusieurs concerts ont lieu. Ce sont les vendeurs de bière et de vodka qui tirent le plus grand profit de ce week-end, pendant que la ville essaie de faire peu de cas de tous les dommages...
Les Tapisseries de Wawel La collection du château de Wawel se compose de 143 tapisseries que le roi commanda aux Flandres au XVIème siècle. Réalisées par des maîtres remarquablement doués dans leur métier, ces tapisseries constituent sans doute le plus beau trésor des Chambres Royales de Wawel. La collection est constituée de trois séries. La première présente des histoires de la Bible: l’histoire du Paradis, l’Arche de Noé et la construction de la Tour de Babel. La seconde série est basée sur des paysages et la troisième se concentre sur des grotesques. Certaines d’entre elles ont une surface de 45 m2. Cette collection est la troisième en son genre en Europe et vaut le détour.
«Kopce» (tertres) Il y a quelques tertres construits autour de Cracovie, dont le plus ancien, originairement élevé comme un tombeau païen, date du VIème siècle après J.C. Le plus récent est en cours de construction et sera dédié au Pape Jean-Paul II. Le plus connu est le tertre de Kosciuszko que l’on peut voir depuis la colline de Wawel. La construction de tertres est une tradition païenne. La permission d’élever le tertre de Koœciuszko fut accordée en 1820. Depuis, c'est un mémorial du premier soulèvement populaire polonais conduit par Tadeusz Kosciuszko. C’est la destination préférée des promenades du dimanche parmi les cracoviens. Après une douce montée au sommet, vous avez une magnifique vue panoramique sur Cracovie et les alentours. Un de ces tertres fut élevé en l’honneur du Maréchal Józef Pilsudski.
Smok (Dragon) Il était une fois un dragon qui vivait dans une cave à côté de la rivière sur la colline de Wawel et qui avait la répugnante habitude de manger (au moins) une jeune fille chaque jour. Un beau jour, un humble cordonnier annonça au roi Krak - le fondateur de la ville - qu'il parviendrait à tuer le dragon. Il remplit de soufre le ventre d'une brebis et la déposa devant la tanière du dragon. Celui-ci, ayant dévoré sa proie, fut immediatement emparé d'une sensation de brûlure et courut vers la Vistule pour étancher sa soif. Hélas, il but tellement qu'il explosa, à la grande joie du peuple de Cracovie. Sa tanière située dans une cave calcaire au bord de la Vistule peut maintenant être visitée sans risque. A côté de la sortie se trouve une grande sculpture du dragon qui crache des flammes pendant l'été (il est connu pour être le plus grand fumeur de la Pologne). En polonais, "fumer comme un pompier" se dit d'ailleurs "fumer comme un dragon".
«Gargouilles» Ces formes stylisées de têtes humaines et d’animaux datant de la Renaissance décorent les plafonds des bâtiments de Cracovie. Celles qui décorent les plafonds de la Halle aux Draps sont les plus connues. Elles sont toujours utilisées en tant que motifs sur les nouveaux bâtiments. Ce symbole architectural a représenté la ville lorsqu’elle était la Capitale Européenne de la Culture de l’an 2000, bien que ce n’ait pas été approuvé par les habitants de Cracovie.
Chakra (Pierre magique) Les visiteurs du Château de Wawel sont souvent surpris de voir un groupe de personnes s’appuyant sur l’un des murs dans le coin nord. Ils ne semblent pas faire quelque chose de particulier; ils ne bougent pas et n’attendent personne. Et chose étrange pour Wawel, ce ne sont pas des touristes non plus. Ils sont situés dans un lieu où il y a, selon les rumeurs, une énergie positive particulière avec des pouvoirs de guérison. Les scientifiques eux-mêmes croient qu’il y a ici des champs magnétiques particulièrement forts, mais c’est une question de foi. Les gens de Cracovie n’ont pas de problème à y croire pourtant. « Retour |
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